ce n'est pas moi qui broie du noir, c'est le Noir qui me broie.antOlogique
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Ah les fêtes... Quelle merveilleuse période ! Ces pères Noël, enfin libérés de leur fardeau, que l'on retrouve ivres morts sur la chaussée engoncés dans leurs rennes, ces sapins dépenaillés de leurs épines et guirlandes que l'on admire enrubannés dans des sacs poubelles verts fluo sur le bas-côté de la route. Sans oublier les habituels escargots piqués au vin blanc de Tonton Roger qui nous restent, trois jours durant, en travers de l'estomac et autres chatoyants tsunamis qui viennent illustrer nos messes de minuit en dévastant les contrées les plus pauvres de notre si belle planète. Qui, devant l'énumération de tout ce décorum festif réunissant, au coin du feu, les familles dans l'amour et la chaleur, n'a pas d'étoiles dans les yeux ? Qui peut rester insensible à tant de féerie ? Personne ! Car, voyez-vous, les fêtes, c'est la magie, ce sont les lumières de la vie qui, dans une belle farandole, se concluent par l'apothéose de la nouvelle année. Et qui dit nouvel an dit nécessairement vœux de bonheur. Alors, l'usage voudrait que ici, à Averysadstory je céde aussi à cette tradition, que je remercie mes lecteurs si généreux et assidus en leur souhaitant une agréable année émaillée de toutes les joies et de toutes les réussites. Oui mais voilà, n'est pas blog de l'alternatif qui veut. Moi, braves blogeur clairvoyants, impertinents et subversifs dans l'âme, ai le sens des priorités et suis assez bienveillants pour ne point me vautrer dans cette indigence. À quoi bon vous seriner de faux espoirs qui alourdissent les futures déceptions ? Pourquoi vous ferai-je miroiter les sommets inaccessibles de la félicité alors qu'il s'agit, en tout état de cause, d'un effroyable mensonge en tout point venimeux et donc en rien réconfortant ? Non, moi, à Avss, j'ai le cœur sur la main et le courage de renverser les conventions guindées. Je suis le révolutionnaire de la dépendance culturelle et, en tant que tel, sorts de mon fourreaux nes lames acérées pour abolir ces dogmes avilissants qui nous abrutissent. C'est pourquoi j'ai décidé de vous divulguer le Secret d'une année faste en vous offrant une toute autre approche de l'événement. « Sans espoir, nulle déception ! » Telle pourrait être la devise. Et ainsi, convient-il de faire de votre jour de l'an la plus abominable des journées afin que toute l'année qui s'écoule vous paraisse, en comparaison, une douce promenade au clair de Lune. Après tout, ce n'est qu'une approche logique, ce n'est qu'une fois au fond du trou qu'il convient d'apprécier par la suite comme il se doit les petits moments agréables de la vie. Alors, sautez le pas, n'hésitez pas : montrez-vous odieux ! Que votre nouvel an soit un défouloir total, la catharsis de l'abject, et qu'à votre petite amie, aux douze coups de minuit, vous lui asséniez « Va te faire foutre espèce de pute, je rêve de te voir te faire décapiter par un escalator. » Bref, vous l'aurez compris, tout est permis, vive le gâchis. Pire c'est, mieux c'est. « Tu n'es rien, tu as une face de chien. Ah si seulement tu pouvais crever d'une tumeur foudroyante, ça m'éviterait de t'offrir une pince à linge pour la Saint-Valentin. » Oui, n'y allez surtout pas de mainmorte. Il faut que ça blesse, il faut que ça pleure, les retrouvailles n'en seront que plus belles. C'est à ce prix que votre crescendo sera réussi. C'est à ce prix que s'apprécient les bonnes années.
Merci de votre compréhension et mauvaise année à tous.
merci Luphenz!
Publié par antOnoir à 23:42:16 dans boîte à idioties | Commentaires (2) | Permaliens
07-11-2007 10:56
De Gwen Sujet:
The crusade continues...
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